Charles Merlin

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Pourquoi est-il important de comprendre le bonheur ?

Les recherches des dernières années montrent que le bonheur dépend davantage de connaissances et de décisions que ce que l’on pourrait supposer : à titre individuel, c’est une compétence qui s’apprend. A travers de contenus qu’il produit, le Ministère du Bonheur met à disposition des personnes intéressées des connaissances qui peuvent avoir un impact positif et durable sur leur bonheur.

 

 

 La naissance d’une “science du bonheur”

Dans le monde entier, les personnes voient le bonheur comment étant quelque chose d’important et de précieux(1)Diener, E. (2000). Subjective well-being: the science of happiness and a proposal for a national index. . C’est ce que les parents souhaitent le plus pour leurs enfants(2)Diener, M. L., & Lucas, R. E. (2004). Adults’ desires for children’s emotions across 48 countries: Association with individual and national characteristics. et, parmi toute une série de valeurs comme l’amour, la richesse ou la santé, le bonheur est celle qui est la plus valorisée(3)Kim-Prieto, C., Diener, E., Tamir, M., Scollon, C., & Diener, M. (2005). Integrating the diverse definitions of happiness: A time-sequential framework of subjective well-being.. Une étude de 2015(4)Fleurbaey, M., & Schwandt, H. (2015). Do People Seek to Maximize Their Subjective Well-Being? vient soutenir cet état de fait avec un chiffre éloquent : 90% des personnes souhaitent optimiser leur niveau de bonheur. En ce sens, un grand nombre d’interventions ont été mises au point pour tenter de soulager les symptômes liés à tout un éventail de troubles susceptibles de nuire au bien-être des personnes tels que la douleur physique, l’obésité ou la dépression. Néanmoins, le bonheur ne se résume pas à l’absence de symptômes désagréables et d’états affectifs négatifs. C’est pourquoi des recherches ont été entreprises(5)Diener, E. (1984). Subjective Well-Being. dans des disciplines aussi variées que la psychologie, l’économie ou la sociologie afin de comprendre ce qui favorise le bonheur au-delà de ce qui l’entrave. En 30 ans, ce sont plusieurs dizaines de milliers d’études qui ont été menées.

Le développement de ces recherches a été particulièrement fulgurant en psychologie et a donné naissance à une nouvelle branche : la psychologie positive. Cette discipline, officiellement créée en 1998 sous l’impulsion de Martin Seligman alors président de l’Association Américaine de Psychologie, est l’étude scientifique du fonctionnement optimal des êtres humains qui vise à découvrir et promouvoir les facteurs qui permettent aux individus et aux populations de s’épanouir. En bref, elle a pour objectif d’améliorer la vie des gens “normaux”.

 

Martin Seligman lors de son TED talk sur la psychologie positive

Martin Seligman lors de son TED talk sur la psychologie positive

 

Il s’agit donc de s’attacher aux phénomènes “positifs” tels que la résilience ou l’optimisme qui permettent aux individus de se sentir bien et de se développer.

 

Alors que la psychologie traditionnelle porte sur les troubles mentaux, la psychologie positive vise à favoriser l’épanouissement des personnes

Alors que la psychologie traditionnelle porte sur les troubles mentaux, la psychologie positive vise à favoriser l’épanouissement des personnes

 

Dans la pratique, la psychologie positive étudie les personnes épanouies (partie verte du graphique ci-dessous) afin de proposer des outils de développement à la majorité de la population (partie grise du graphique ci-dessous) qui ne souffre pas de troubles.

 

La psychologie positive étudie les personnes épanouies

 

 

Mais, au fait, c’est quoi le bonheur ?

Dans les sphères académiques et scientifiques, le concept que l’on utilise pour analyser la qualité des expériences vécues dans différentes contextes (la vie, le travail, les relations, les lieux de vie, etc.) s’appelle le bien-être(6)Diener, E., Suh, E. M., Lucas, R. E., & Smith, H. L. (1999). Subjective well-being: Three decades of progress..

Le bien-être recouvre à la fois la qualité des conditions objectives dans lesquelles évolue un individu comme le fait d’avoir un travail ou pas, la qualité de l’air que l’on respire, le fait de vivre près ou loin de la nature ou le niveau de revenu (le concept auquel on fait souvent référence pour parler des conditions objectives s’appelle la qualité de vie) ainsi que les aspects subjectifs de sa vie et ses expériences comme les niveaux d’anxiété ou de stress, l’impression de maîtriser sa vie ou encore le degré de satisfaction vis-à-vis de son travail(7)Kahneman, D., Diener, E., & Schwarz, N. (1999). Well-Being: Foundations of Hedonic Psychology.

Or, le niveau global de bien-être dépend de trois dimensions :

  • Un bien-être émotionnel(8)Kahneman, D. & Krueger, A.B. (2006). Developments in the measurement of subjective well-being. qui passe par davantage d’émotions positives (joie, surprise, reconnaissance, etc.) que d’émotions négatives (angoisse, colère, tristesse, etc.) dans une journée;
  • Un bien-être cognitif(9)Diener, E., Emmons, R.A., Larsen, R.J., & Griffin, S. (1985). The Satisfaction With Life Scale. qui revient à être satisfait de son existence ou des différents domaines de sa vie (travail, relations, etc.) grâce aux progrès et aux réussites accomplis;
  • Un bien-être psychologique(10)Huppert, F.A. (2009). Psychological Well‐being: Evidence Regarding its Causes and Consequences. engendré par la réalisation de soi et le développement de ses potentialités à travers des projets porteurs de sens.

 

Il y a trois types de bien-être

 

Quand les niveau de bien-être sont élevés, on peut alors parler de bonheur. La chercheuse américaine et spécialiste du bonheur Sonja Lyubomirsky décrit le bonheur comme étant “l’expérience de la joie, du contentement ou du bien-être combiné avec le sentiment que sa vie est bonne, qu’elle a du sens et de la valeur”(11)Lyubomirsky, S. (2007). The how of happiness: A scientific approach to getting the life you want..

Notez que le bonheur n’est pas une euphorie perpétuelle ou une béatitude ininterrompue : on peut être heureux dans sa vie et dans son travail sans être tout le temps satisfait ou d’humeur joyeuse.

 

 

 Un état globalement bénéfique pour la personne

Cette science du bonheur nous livre un enseignement majeur en démontrant que, au-delà de profiter d’un état agréable en soi, les personnes heureuses “fonctionnent” également de manière optimale.

 

Le bien-être donne lieu à un état agréable et un fonctionnement optimal

 

Un large corpus d’études longitudinales, corrélationnelles et expérimentales(12)Lyubomirsky, S., King, L., & Diener, E. (2005). The Benefits of Frequent Positive Affect: Does Happiness Lead to Success? montre que les personnes heureuses profitent de nombreux bénéfices liés à leur état :

Une étude récente de 2013(18)De Neve, J-E., Diener, E., Tay, L., & Xuereb, C. (2013). The Objective Benefits of Subjective Well-Being. répertorie tous les bénéfices objectifs du bonheur. Enfin, précisons que le lien de causalité a été démontré dans le sens dans lequel il est évoqué ici : c’est le fait d’être heureux qui permet à un individu de profiter de ces bénéfices.

 

 

Une notion que l’on sait mesurer

L’avancée des recherches a également permis de mettre au point des méthodes qui rendent possible de mesurer le bonheur chez les individus en ayant recours à une batterie d’indicateurs objectifs et subjectifs. La meilleure manière consiste à leur demander à quel point ils sont satisfaits de leur vie(19)Diener, E., Emmons, R.A., Larsen, R. J., & Griffin, S. (1985). The Satisfaction with Life Scale. ou dans quelle mesure les dernières semaines(20)Diener, E., Wirtz, D., Tov, W., Kim-Prieto, C., Choi. D., Oishi, S., & Biswas-Diener, R. (2009). New measures of well-being: Flourishing and positive and negative feelings. ou la journée passée(21)Csikszentmihalyi, M., & Hunter, J. (2003). Happiness in Everyday Life: The Uses of Experience Sampling. a été agréable. Bien qu’elles puissent sembler très simples, des centaines d’études montrent que ces approches sont fiables.

 

L'échelle de Cantrill permet de mesurer le bonheur des individus

L’échelle de Cantril est un des outils qui permet de mesurer à quel point une personne est satisfaite de sa vie

 

Cette capacité à mesurer le bonheur est fondamentale parce qu’elle permet d’établir un lien entre des situations données et les niveaux de bonheur qui en découlent.

 

 

Le bonheur est en grande partie influencé par nos choix

Les recherches menées par Sonja Lyubomirsky(22)Lyubomirsky, S., Sheldon, K. M., & Schkade, D. (2005). Pursuing Happiness: The Architecture of Sustainable Change. expliquent que la différence entre les niveaux de bonheur des personnes peut s’expliquer par trois facteurs dans les proportions suivantes :

  • 50% des écarts sont dus au patrimoine génétique(23)Okbay, A., et coll. (2016). Genetic variants associated with subjective well-being, depressive symptoms, and neuroticism identified through genome-wide analyses.. Les personnes qui ont un niveau de base qui est bas doivent faire plus d’efforts que les autres pour augmenter leur bonheur et le maintenir à un niveau qui les satisfait. A titre de comparaison, certaines personnes sont naturellement dotées de dispositions qui leur permettent de maintenir leur poids à un niveau qui leur convient alors que d’autres doivent fournir beaucoup d’efforts pour éviter de prendre du poids.
  • Les circonstances de vie comme le salaire, le statut marital ou l’âge sont à l’origine de seulement 10% des écarts entre les différents niveaux de bonheur des personnes. Alors que beaucoup de personnes espèrent se rendre plus heureuses en tentant d’obtenir des circonstances de vie plus favorables, les recherches montrent que ces stratégies sont peu efficaces en termes de bonheur. Cela s’explique par le fait que, suite à des changements circonstanciels comme un mariage, un licenciement, un gain au loto ou un accident, les êtres humains s’y adaptent pour remonter ou retomber à leur niveau de bonheur de base. Ce phénomène porte le nom d’adaptation hédonique.
  • Enfin, 40% des différences s’expliquent par les attitudes et les activités que nous choisissons.

 

40% des écarts entre les niveaux de bonheur des personnes s’expliquent par leurs comportements : attitude face à la vie, relations interpersonnelles, style de vie, etc.

40% des écarts entre les niveaux de bonheur des personnes s’expliquent par leurs comportements : attitude face à la vie, relations interpersonnelles, style de vie, etc.

 

Ces résultats sont révolutionnaires parce qu’ils permettent d’établir que, quoiqu’en partie déterminé par les gènes et les circonstances, le bonheur est aussi et surtout le résultat de nos choix. Par ailleurs, contrairement aux deux premiers déterminants – gènes et circonstances – qui ne sont pas ou peu contrôlables, les comportements qui contribuent au bonheur peuvent être appris(24)Bolier, Haverman, Westerhof, Riper, Smit, & Bohlmeijer. (2013). Positive psychology interventions: a meta-analysis of randomized controlled studies..

 

 

Le bonheur est une compétence qui s’apprend

L’étude des personnes qui se déclarent très heureuses ou épanouies montre qu’elles le sont parce qu’elles ont adopté des attitudes et mis en œuvre de manière proactive toute une série de pratiques qui ont un effet de levier important sur leur bonheur. Quelles que soient les circonstances dans lesquelles elles se trouvent, ces personnes ont élevé leur niveau de bien-être initialement fixé par leurs gènes(25)Headey, B., Muffels, R., & Wagner, G.G. (2010). Long-running German panel survey shows that personal and economic choices, not just genes, matter for happiness. (26)Headey, B. (2010). The Set Point Theory of Well-Being Has Serious Flaws: On the Eve of a Scientific Revolution?. en intégrant des comportements bénéfiques dans leur vie quotidienne.

Les recherches récentes montrent effectivement que le bien-être des individus peut s’accroître de manière durable(27)Charles, S.T., Reynolds, C.A., & Gatz, M. (2001). Age-Related Differences and Change in Positive and Negative Affect Over 23 Years. grâce à des activités qui contrecarrent les effets d’adaptation(28)Lyubomirsky, S., Dickerhoof, R., & Boehm, J.K. (2011). Becoming Happier Takes Both a Will and a Proper Way: An Experimental Longitudinal Intervention To Boost Well-Being..

 

 

Ce que propose le Ministère du Bonheur

En s’appuyant sur les milliers d’études réalisées au cours des 50 dernières années, le Ministère du Bonheur se donne pour mission d’aider les individus à comprendre de quoi relève le bonheur, le bien-être et la qualité de vie pour qu’ils puissent prendre des décisions qui favorisent leur épanouissement. Pour ce faire, l’équipe du Ministère produit du contenu qui unifie et structure les enseignements tirés des recherches sous forme d’articles pratiques et d’infographies.

Les contenus proposés ne se limitent pas seulement à démocratiser et vulgariser les connaissances scientifiques sur le bonheur, ils encouragent également l’apprentissage et l’intégration de compétences cognitives, comportementales et sociales dans la vie quotidienne. Ces pratiques sont essentiellement issues de travaux expérimentaux(29)Quoidbach, J., Mikolajczak, M., & Gross, J.J. (2015). Positive interventions: An emotion regulation perspective. dont les résultats ont produit des changements positifs sur le bien-être des participants.

Concrètement, tous les facteurs qui ont une incidence positive ou négative sur le bonheur y seront passés en revue afin de donner des clés de compréhension et d’action pour les personnes qui souhaitent se construire une vie heureuse en toute connaissance de cause.

 

 

Comment en tirer le meilleur

Il n’existe pas de recette uniforme et standardisée du bonheur. Au contraire, il y a autant de versions du bonheur qu’il y a d’individus. Néanmoins, les facteurs qui font qu’une personne est heureuse sont universels quelles que soient la personnalité ou la culture : nous avons tous besoin d’autonomie, de sens, d’estime de soi et de relations riches. C’est le “dosage” de ces facteurs et la manière dont on se les approprie qui font que leur combinaison est unique. Par exemple, le sens est un facteur qui contribue au bonheur de tout le monde mais il s’exprime de façon singulière et dans des proportions différentes chez chacun d’entre nous : vous en trouverez peut-être surtout dans votre famille alors que votre voisin en trouvera essentiellement dans son travail.

Pour qu’elles s’intègrent facilement et qu’elles aient un impact optimal, les recommandations données dans nos articles doivent être adaptées et priorisées en fonction de la personnalité et les besoins de chacun. Il vous revient donc de concevoir votre propre recette avec les ingrédients et les doses qui vous correspondent le mieux.

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Références   [ + ]

1. Diener, E. (2000). Subjective well-being: the science of happiness and a proposal for a national index.
2. Diener, M. L., & Lucas, R. E. (2004). Adults’ desires for children’s emotions across 48 countries: Association with individual and national characteristics.
3. Kim-Prieto, C., Diener, E., Tamir, M., Scollon, C., & Diener, M. (2005). Integrating the diverse definitions of happiness: A time-sequential framework of subjective well-being.
4. Fleurbaey, M., & Schwandt, H. (2015). Do People Seek to Maximize Their Subjective Well-Being?
5. Diener, E. (1984). Subjective Well-Being.
6. Diener, E., Suh, E. M., Lucas, R. E., & Smith, H. L. (1999). Subjective well-being: Three decades of progress.
7. Kahneman, D., Diener, E., & Schwarz, N. (1999). Well-Being: Foundations of Hedonic Psychology
8. Kahneman, D. & Krueger, A.B. (2006). Developments in the measurement of subjective well-being.
9. Diener, E., Emmons, R.A., Larsen, R.J., & Griffin, S. (1985). The Satisfaction With Life Scale.
10. Huppert, F.A. (2009). Psychological Well‐being: Evidence Regarding its Causes and Consequences.
11. Lyubomirsky, S. (2007). The how of happiness: A scientific approach to getting the life you want.
12. Lyubomirsky, S., King, L., & Diener, E. (2005). The Benefits of Frequent Positive Affect: Does Happiness Lead to Success?
13. Danner, D.D., Snowdon, D.A., & Friesen, W.V. (2001). Positive Emotions in Early Life and Longevity: Findings from the Nun Study.
14. Howell, R.T., Kern, M.L. & Lyubomirsky, S. (2007). Health benefits: Meta-analytically determining the impact of well-being on objective health outcomes.
15. Isen, A.M., Daubman, K.A., & Nowicki, G.P. (1987). Positive affect facilitates creative problem solving.
16. De Neve, J.-E., &  Oswald, A.J. (2012). Estimating the Influence of Life Satisfaction and Positive Affect on Later Income Using Sibling Fixed-Effects.
17. Diener, E., Nickerson, C., Lucas, R.E., & Sandvik, E. (2002). Dispositional Affect and Job Outcomes.
18. De Neve, J-E., Diener, E., Tay, L., & Xuereb, C. (2013). The Objective Benefits of Subjective Well-Being.
19. Diener, E., Emmons, R.A., Larsen, R. J., & Griffin, S. (1985). The Satisfaction with Life Scale.
20. Diener, E., Wirtz, D., Tov, W., Kim-Prieto, C., Choi. D., Oishi, S., & Biswas-Diener, R. (2009). New measures of well-being: Flourishing and positive and negative feelings.
21. Csikszentmihalyi, M., & Hunter, J. (2003). Happiness in Everyday Life: The Uses of Experience Sampling.
22. Lyubomirsky, S., Sheldon, K. M., & Schkade, D. (2005). Pursuing Happiness: The Architecture of Sustainable Change.
23. Okbay, A., et coll. (2016). Genetic variants associated with subjective well-being, depressive symptoms, and neuroticism identified through genome-wide analyses.
24. Bolier, Haverman, Westerhof, Riper, Smit, & Bohlmeijer. (2013). Positive psychology interventions: a meta-analysis of randomized controlled studies.
25. Headey, B., Muffels, R., & Wagner, G.G. (2010). Long-running German panel survey shows that personal and economic choices, not just genes, matter for happiness.
26. Headey, B. (2010). The Set Point Theory of Well-Being Has Serious Flaws: On the Eve of a Scientific Revolution?.
27. Charles, S.T., Reynolds, C.A., & Gatz, M. (2001). Age-Related Differences and Change in Positive and Negative Affect Over 23 Years.
28. Lyubomirsky, S., Dickerhoof, R., & Boehm, J.K. (2011). Becoming Happier Takes Both a Will and a Proper Way: An Experimental Longitudinal Intervention To Boost Well-Being.
29. Quoidbach, J., Mikolajczak, M., & Gross, J.J. (2015). Positive interventions: An emotion regulation perspective.
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